Pour commencer...

J'avais lancé un premier blog, il y a quelques temps, voulant exorciser une douleur beaucoup trop présente. Mais bon, honnêtement, ça ne me plaisait pas d'exhiber pareillement des choses qui me sont propres. J'avais donc rapidement signer son arrêt de mort.

Me voici donc de retour (pour vous jouer un mauvais tour). Avec cette fois ci, une volonté de parler des choses qui me font *tilt* dans la vie que je mène. Des réflexions personnelles, en gros. Original, non? Je ne fais pas ça pour la postérité et la gloire, rangez vos sabres. J'aime tout simplement bien écrire et me poser des questions sur ce qui m'entoure... si vous tombez sur ce blog, n'hésitez pas à y donner votre avis (si vous en avez un). Après tout, c'est au contact des autres que nous progressons, n'est-ce pas?
Mercredi 21 février 2007
J'en ai parfois marre!

Je vous explique le contexte, en gros résumé. Je descends du train, accompagné d'une connaissance que je croise régulièrement dans ce même train. On marche, tranquille, et au moment où je m'apprête à partir... je remarque une petite garnison de soldats qui fait des exercices débiles. Genre : "Nettoyez le plus vite possible vos pompes avec la cire réglementaire!" - "Courrez là-bas, attendez, revenez en courrant" - "Ecoutez le chef beugler comme un attardé moyen" - etc..

Moi, ça me fait rire. Du coup, je lui dis et je rajoute que je suis bien content d'avoir été exclu de ce système minable. Grossière erreur, mes amis! Lui a été pris et il est très motivé à la faire.

En moins de deux minutes, je me retrouvais à me faire traiter de, je cite, "petite bite". Bon, je ne restais pas là à ne rien dire... c'est vrai que j'ai aussi donné mon avis et les raisons qui me poussent à penser qu'une Armée obligatoire au 21ème siècle, c'est un non-sens complet.

Ceci dit, je n'ai pas critiqué le fait qu'il fasse l'Armée. Il en faut bien quelques-uns pour jouer les militaires, après tout et si ça peut lui apporter ce qui lui manque actuellement dans sa vie, grand bien lui en fasse! Lui, par contre, ne s'est pas gêné de dire que tout les réformés étaient des glandus, qu'ils servaient à rien et que c'était des lâches. (Bonjour le niveau de généralisation! C'est du champion du monde là).

Ca a fini par m'énerver et on s'est pris la tête pendant bien 20minutes à ce sujet. Parce que vraiment ce qui me débecte, c'est ce sentiment de supériorité.

Sentiment qu'on retrouve partout. Comme si les gens dans notre monde ne pouvaient s'épanouir qu'en écrasant les autres! C'est dingue ça quand même... (pour pas dire "profondément con")

Enfin bref, ça m'a rassuré sur le fait que je n'étais pas loin en décrivant le cliché du militaire moyen. Je ne veux pas sombrer dans les généralités bas-de-gamme mais vraiment... il me semble que c'est toujours un peu le même discours.

L'Armée crée des hommes! Ah ça oui! Des vrais, des virils, avec du poil au menton! Ceux qui ne l'ont pas fait n'ont qu'à mourrir la geule ouverte, ils ne sont que des rebus de l'humanité!

Je sais pas vous hin. Mais moi je suis bien content d'être de ce côté là de la barrière militaire :D

Par Mister Jack - Publié dans : Tranches de vie
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Lundi 19 février 2007
C'est amusant ce qu'on peut parfois lire dans les journaux. On sait bien qu'on est bien plus désinformé qu'informé en lisant les quotidiens, mais il y a des faits divers intéressants et représentatifs de notre société.

Exemple !

A New-York, on a retrouvé un petit vieux de 70 piges qui était mort devant sa télé depuis 1an et quand les secours l'ont trouvé... la télévision marchait encore.
Si on enlève les considération d'ordre technique du genre... Pourquoi l'éléctricité était toujours là alors qu'il ne la payait plus? (Forcément, il était mort) Le loyer? Les impôts?
Enfin bref, plein de babioles administratives qui normalement empêchent de mourrir et d'être découvert qu'une année après!

Soit. C'est les USA. Mais ça, on s'en fiche. Ce qui est réellement horrible dans cette histoire, c'est que vraiment personne ne s'en est soucié.
Et il n'habitait pas dans une ferme isolée au milieu des champs de blé, il habitait dans un immeuble d'une des plus grandes villes du monde. Il avait des voisins, il avait de la famille, des amis même (peut-être) et personne ne s'est soucié de sa disparition plus que prolongée.

Si on peut l'oublier un an alors qu'il est décédé, imaginez le temps durant lequel on peut l'oublier quand il est en vie, imaginez ce que devait être son quotidien. Ca, c'est réellement triste. Parce que cette société marginalise de plus en plus la communication et la découverte de l'autre... on ose plus vraiment parler à ceux qui nous entoure, on vit de plus en plus pour soi et on se dit qu'on apprend suffisamment des autres en les regardant à la télé (ceci est volontairement exagéré. Mais l'idée est là)... il y a encore quelques dizaines d'années, jamais un tel évènement aurait pu se produire.

Ca fait peur sérieusement. Est-ce que, quand je serais vieux, je deviendrais invisible et inintéressant comme ce pauvre grand-père? Y a matière à réfléchir parce que c'est pas vraiment censé aller dans le bon sens là.

Je ne sais pas ce que vous en pensez... mais j'espère être mort avant de devenir une corvée pour mon entourage, un boulet dont on essaie de se débarrasser et qu'on finit par oublier et par laisser crever, seul, devant sa télé.

La vie est cruelle. Mais encore plus vers la fin.

P.S : Tiens... en y pensant, ça me fait penser à une chanson du rappeur Sinik "Il faut toujours un drame". Vous trouverez les paroles ICI. Forcément, c'est à un degré différent mais le résultat est strictement le même. Les gens sont tout indignés de ça... les voisins sont dépités et tristes de ce qui s'est passé. Il faut toujours un drame pour que les gens prennent conscience des tristes réalités. (Et surtout, il suffit de peu de temps pour qu'ils oublient tout, qu'ils reprennent leur vie et qu'ils refassent les mêmes erreurs.)
Par Mister Jack - Publié dans : Réflexions personnelles
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Mardi 13 février 2007
S'il y a bien une fête qui me débecte parmi toutes, c'est bien cette magnifique :

ST-VALENTIN

Oui, chers amis, la date tant redoutée par les célibataires comme par les couples  arrive à grand pas! J'espère que vous avez tous achetés vos tasses en forme de coeur ou vos oreillers avec un petit ours qui dit "Je t'aime", ouais, vous avez pas le choix de toute manière. C'est la société qui a décidé ça.

Lors de ce 14 février :

- Si tu es célibataire, tu dois te morfondre, tu dois envier tout les couples que tu croises, tu dois rêver à la belle boucle d'oreille ou au calebard "I love you" que tu aurais offert à ton conjoint, tu dois dire des choses débiles genre : "Faut trop que je sois amoureux" ou que sais-je encore.

- Si tu es en couple, tu dois forcément offrir un cadeau, débile de préférence et pas original, tu dois envoyer un petit message à ton amoureux/se pour lui dire à quel point tu es heureux d'être avec (ou, si tu es plus riche, lui envoyer des fleurs!), tu dois trouver une surprise digne de ce nom et originale genre, un restaurant (trop original, n'est-ce pas?) et surtout à la fin tu dois t'engeuler avec ton amour et raconter à tes amis le lendemain que c'était la pire St-Valentin de ta vie.

Top, super top. Un jour les gens comprendront qu'ils ont pas besoin de fêter uniquement des choses quand les commerçants le décide pour eux?!

Pourtant, ça serait tellement plus convivial et agréable de reçevoir un cadeau hors Noël et St-Valentin, spontanément, sans raisons. Non? On est obligé de se forcer le jour où la société en a décidé ainsi?

C'est triste. Personnelement, j'offre jamais rien à ces dates et dès que je croise quelque chose qui me donne une idée de cadeau, j'hésite pas. Y a-t-il quelque chose de plus triste que quelqu'un qui passe devant une vitrine, qui voit une babiole qui ferait plaisir à une personne qu'il aime, et qui se dit : "Ah non, c'est pas encore Noël, j'espère que ça sera encore là en décembre!"

Beurk!
Par Mister Jack - Publié dans : Réflexions personnelles
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Lundi 12 février 2007
Encore un nouvel épisode dans la série "Et si on s'amusait à se diviser", on n'arrête pas le progrès dans ce domaine.

Je vous dresse le tableau, en quelques lignes. Samedi soir, dans ma campagne, une soirée s'annonce. Chouette, on a rien de prévu, on va aller s'amuser là-bas. Argh, mais non... la soirée est interdite aux moins de 25ans. Qu'à cela ne tienne, on habite ici depuis toujours, on connaît tout le monde, on va pas faire de chichis.

Nous arrivons, donc. On entre et woah, un accueil du tonnerre! "Dégagez, vous avez pas l'âge pour venir!". Soit, dans le fond, c'est pas faux. On avait effectivement pas l'âge.

Mais moi, je trouve ça pitoyable. Parce qu'autant mettre ça sur un flyers pour éviter d'avoir toutes les troupes habituelles qui viennent juste pour mettre le souk, je trouve ça lumineux comme idée. Autant, à l'entrée, il faut éviter d'être si autoritaire.

Parce que ça donne quoi comme impression? L'impression qu'on ne peut pas être intégré parmi le monde des adultes. Comme si avant 25ans, on est un jeune délinquant et après... enfin on devient sage et apte à faire la fête sans se fouttre sur la tronche. C'est déplorable de juger les gens sur des critères aussi peu fiables.

Alors, moi, j'ai pensé pourquoi ne pas faire des fêtes avec seulement des personnes qui gagnent plus de 4000 CHF/mois? C'est vrai que si on regarde, c'est généralement les pauvres qui se battent non? On les voit plus souvent dans des émeutes que des riches bourgeois, n'est-ce pas?

Plus choquant? Peut-être. Pourtant, on est dans le même mode de réflexion. Ce mode qui me file la nausée et qui consiste à appartenir à tout prix à un groupe pour éviter l'exclusion parce que l'on ose plus faire confiance et aller à la rencontre de l'autre.

Un événement banal, un de plus. Mais tout va dans la même direction... et je trouve toujours ça autant inquiétant.
Par Mister Jack - Publié dans : Tranches de vie
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Jeudi 8 février 2007
Je ne sais pas jusqu'à quel stade vous avez plongé dans l'inactivité mais personellement, il y a un an et demi, j'ai débuté une chute vertigineuse dans les abysses de la molesse et de l'envie de rien fouttre.

C'est le genre de situations dont on est convaincu qu'elle nous arrivera jamais, on aime sortir, on aime aller au contact des autres, on aime vivre tout simplement. Et puis, un jour, on décide de prendre une année sabbatique.

Oh, ça va être trop bien. Un petit peu de travail au début pour avoir quelques économies, ensuite des voyages, des rencontres fantastiques, des expériences inédites et enrichissantes. Sur le papier, ça fait rêver, c'est clair. Dans la réalité, si on ne fait pas attention, ça tourne rapidement au cauchemar.

C'est ce que j'ai eu la malchance de vivre, à partir de l'été 2005. Après avoir fini mes études secondaires, j'ai décidé de prendre du temps pour me reposer puis de vivre des expériences nouvelles. Malheureusement, le repos aura duré une année.

C'est assez fou de voir à quel point on peut rapidement se ramollir si on ne se fixe pas des objectifs, si on se laisse vivre, si on prépare pas des projets et surtout si... on se dit qu'on a le temps!

Parce qu'il est évident que le temps, on l'a. Forcément, plus aucunes obligations, plus de raisons de se lever le matin. On a tout le temps qu'on veut. Mais c'est fourbe et réellement à double tranchant.

On commence par décaler notre rythme de sommeil, puis on perd contact avec des gens relativement proches, puis on commence à se satisfaire à moitié de cet état d'apathie complète. Je dis bien "à moitié" parce que dans le fond, personne ne peut s'en contenter... on en a forcément un peu honte. Nos parents travailleent, nos amis travaillent, nos anciens camarades de classe travaillent et nous? On ne fait rien. C'est mission impossible pour le gérer correctement et sans commencer à se replier sur soi-même.

Il y a cette question fatidique qui peut sembler banal au commun des mortels et qui gâche l'existence de ceux qui peine à remettre la tête hors de l'eau. "Et tu fais quoi, maintenant?". Argh. Combien de fois je l'ai entendu? Et combien de fois j'ai vu une sorte de regard à mi-chemin entre une fausse compassion et du mépris à la suite de ma réponse? Des gens que l'on apprécie et qu'on ne reconnaît plus vraiment. On rentre chez soi, dégoûté par le comportement des autres.

Mais si on y regarde à deux fois... ce mépris que je pouvais lire dans leurs yeux, en ce temps là, n'était-ce pas uniquement l'expression de ce que je pensais de moi? Avec le recul, j'ai clairement établi que c'était ça. Les yeux des autres fonctionnaient comme des miroirs qui me renvoyaient une image que je ne voulais pas voir en face...

Sur le moment, par contre, on est à mille lieues de penser ça et on se replie sur soi-même, dans notre chambre, sur notre PC, devant notre télé, dans des livres ou magazines.

Fort heureusement, la situation s'est arrangée pour moi et j'ai pu reprendre une vie normale en été 2006, un an après le début de cette longue traversée du désert. C'est une bonne expérience, je pense, et c'est pour ça que je voudrais faire partager ça aux gens dans la même situation ainsi qu'aux gens qui connaissent des gens dans ce cas de figure.

A ceux qui galèrent, n'attendez plus. Même si vous avez l'impression de ne pas vous être suffisament reposé, si vous n'avez aucune motivation, mettez vous impérativement un coup de pied au cul, ne restez pas à vous complaire dans votre inactivisme chronique. Ca ne pourra vous mener qu'à votre perte à court terme...
Je ne dis pas ça en jugeant, je ne dis pas que vous n'êtes que des incapables, tout est si compliqué lors de ces passades. Mais une chose est sûre... il suffit de peu de choses pour se remettre dans le circuit et retrouver une vie plus saine socialement. Il faut garder espoir, tout en mettant en route quelques démarches (même des choses minimes)

A ceux qui cotoyent des gens comme cela, surtout... rangez votre morale et vos principes. C'est une situation suffisament difficile à gérer comme cela, pas la peine de rajouter des : "Tu ne fais rien? Mais! Faut te bouger mon gars, rapidement! Tu voulais pas voyager? Tu préfères rester chez toi?" ou encore pire... "Mais, tu fous quoi de tes journées??", sans même avoir pris la peine d'essayer de comprendre ce qui pouvait les mettre dans cet état, ce qui pouvait motiver une telle descente aux enfers...
Vos amis ont sûrement besoin d'aide, cela ne fait même aucun doute. Mais il y a un temps pour tout et c'est la meilleure manière de les brusquer et de les pousser à poursuivre le processus de renfermement inévitable dans ces périodes.
Soyez malin et ne pensez pas pouvoir comprendre à 100% la situation avant de l'avoir vécu.

Voilà... c'est ce que je pouvais dire au sujet de ces années sabbatiques qui foirent complétement. Il y a fort heureusement toujours un espoir!
Par Mister Jack - Publié dans : Réflexions personnelles
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